Joshua Mattei

Comment optimiser sa campagne grâce à la phase d’apprentissage de Facebook

Si vous êtes restés bloqués à des dépenses quotidiennes de 5€, ou que vous perdez régulièrement de l’argent, c’est à cause de la phase d’apprentissage du Pixel Facebook.

En effet, comme tout bon algorithme qui se respecte, il a besoin de manger pour grandir.

Il lui faut des données, sans cela, il ne sera jamais assez muscler pour soulever plus de poids (budget)

Dans cet article, nous allons aborder le problème fascinant de l’algorithme Facebook. Puis, nous rentrerons dans le détail sur cette phase d’apprentissage. Ce faisant, nous apprendrons en quoi elle est si cruciale pour pouvoir créer des campagnes Facebook PRO-FI-TABLES.

Je vous conseille de vous accrocher, je lâche une bombe à la fin . Quelle bombe ? Rien que 3 secrets pour optimiser la phase d’apprentissage de son ensemble de publicités Facebook et scaler plus rapidement (faire un max de sous)

C’est parti.

I Quel est l’objectif de  l’algorithme Facebook

Avant de mettre les mains dans le cambouis, il faut que l’on comprenne la machine ! En effet, on gagnera du temps, et on s’épargnera beaucoup de problèmes de compréhensions, d’erreurs, etc…

Alors, c’est quoi l’algorithme de Facebook en publicités Facebook ?

Quelles sont les chances pour que cette personne achète ?

L’algorithme de Facebook repose sur du Machine Learning, ou « apprentissage automatique » c’est-à-dire sur des ordinateurs intelligents qui calculent des probabilités grâce à des quantités gigantesques de données.

Préparez-vous à comprendre, c’est super vulgarisé :

L’algorithme de Facebook cherche la réponse à 1 QUESTION en prenant en compte 1 élément clé calculé sur la base de 2 VARIABLES pour y répondre.

  • La question : cet utilisateur va-t-il convertir ? (acheter, donner ses infos de contact,…)
  • Élément de réponse : Probabilité d’Action Future (Facebook prédit vos actions, au fait.
    • Variables 1:Informations du profil, indiquées par l’utilisateur
    • Variable 2 :Actions passées (là c’est le dessous de l’iceberg, incluant ce sur quoi vous cliquez, à quelle fréquence/rapidité, vos comportements sur des sites tiers… Et oui…)

Ensuite, les ordinateurs de Facebook utilisent des calcules super compliqués dans un cocktail majestueux de données.

Et POF, il détermine si oui ou non, la personne va convertir. La réponse correspond à des probabilités données.


Audience Insights nous donne un avant-goût

En allant dans Facebook Audience Insights, vous pouvez déjà vous faire une petite idée de la quantité de données brassée par les ordinateurs de Facebook, les différentes variables prises en compte, etc…

Il est aussi intéressant de voir à quel point les données s’entrechoquent. L’algorithme est si poussé qu’il croise des données dans le but de déterminer des probabilités.

Dans l’image ci-dessus, il y a 324x plus de chances pour qu’une personne aime la page Hunger Games si elle aime la page Harry Potter que si elle ne l’aime pas.

Et Facebook peut aussi prédire les chances pour que telle ou telle démographie ait tel ou tel intérêt.

Sur l’image ci-dessus, on voit qu’il y a plus de chances pour que les personnes ayant un intérêt pour la page 9GAG (composée de  « trucs drôles ») soient des célibataires à l’université (3è cycle).

Ainsi, Facebook cherche des probabilités tout le temps. L’objectif de ces ordinateurs est de prédire le futur. En tant qu’annonceur, on est intéressés par la propension de cet algorithme à prédire une intention d’achat, et sa probabilité.


Les règles du jeu pour l’annonceur

Cependant, le sujet de cet article n’est pas de se mettre dans la peau de l’utilisateur, mais plutôt dans la peau de l’annonceur.

Pourquoi est-il si important de s’attarder sur ce mécanisme en tant qu’annonceur ?

Et bien parce qu’apprendre ce mécanisme, c’est apprendre les règles du jeu que l’on essaye de gagner.

Car comme nous allons le découvrir, le fonctionnement de cet algorithme donne naissance à des contraintes pour Facebook, qui prennent la forme de règles du jeu pour l’annonceur.

Pourriez-vous gagner à la Belotte sans en connaître les règles ? Non. Il en va de même pour tous les jeux. Il en va de même pour la publicité sur Facebook.

Et pour pousser l’image Facebook ne peut pas non plus gagner sans jouer. C’est pour cette

Et l’une de ces règles, originaire du fonctionnement de l’algorithme de Facebook, est la phase d’apprentissage.

II – Qu’est-ce que la phase d’apprentissage

Il est maintenant temps de commencer à mettre les mains dans le cambouis. Comme nous venons de le voir, l’algorithme a besoin de se nourrir. C’est-à-dire qu’il a besoin d’un maximum de données sur nos prospects

Comment fonctionne l’algorithme de Facebook ?

L’algorithme de Facebook, comme tout algorithme, apprend par l’erreur. C’est ainsi qu’il atteint sa cible. Lorsque vous ciblez sur Facebook, particulièrement avec des audiences composées de caractéristiques démographiques ou d’intérêts, vous avez une audience potentielle.

Sauf qu’elle ne convertira pas, ou peu.

Ainsi, l’algorithme cherche, parmi des populations différentes dans cette audience totale, celles qui sont les plus à même de convertir. Sa recherche l’amène à des résultats de plus en plus précis.

L’objectif est de trouver les personnes les plus susceptibles de convertir.

Ce qui est super, c’est que Facebook dit exactement comment faire pour que nous lui facilitions le travail.

Et plus l’algorithme fait son travail rapidement, plus nous économisons de l’argent. Enfin, cela nous permettra de scaler, ou augmenter le budget profitablement (gagner un maximum d’argent).


Comment l’algorithme doit être compris par un annonceur

Oui, il est important en tant qu’annonceur de comprendre que ce n’est qu’en respectant les règles que nous allons gagner de l’argent.

Faute de quoi votre CPA (coût par achat) sera toujours de 10€ (à titre indicatif). De là, vous ne serez que peu, ou pas profitables du tout.

Alors que si vous respectez la règle que nous allons apprendre, nous pourrons alors faire décoller votre entreprise.

Au lieu d’être coincé à 10€ de dépenses par jour, sans comprendre pourquoi vos résultats ne décollent pas, vous allez soudain pouvoir commencer à dépenser plus.

Dépenser 50€, 100€, 1000€ par jour.

Et évidemment, de façon profitable.

Voici la règle…


Définition de la phase d’apprentissage de votre ensemble de publicités Facebook !

« 50 conversions, par semaine, par ensemble de publicités Facebook »

Voilà LA règle liée à la phase d’apprentissage de Facebook qu’il faut absolument connaître et respecter pour pouvoir optimiser correctement vos publicités Facebook.

« Mais je peux pas vendre 50 slips par semaine, je viens de me lancer ! »

Pas de panique, j’ai la solution . Nous verrons comment faire dans ce cas.

En attendant, comme vous pouvez le voir, cette règle se décline en trois temps :

Pour optimiser la phase d’apprentissage du pixel, il vous faut 50 conversions

Sur ce sujet, deux choses à clarifier.

1- La première, c’est que 50 est un ordre d’idéefournit par Facebook. Pour vous, c’est peut-être différent. Peut-être ne vous faut-il que 25 conversions. Ou peut-être vous en faut-il 60.

Comment savoir si votre ensemble de publicités est sorti de la phase d’apprentissage ?

Facebook vous le dira ! L’indication sera au niveau de l’ensemble de publicités lui-même, dans votre Gestionnaire de publicités.

2- La deuxième, c’est la signification de conversion : une conversion correspond au résultat ou objectif que vous avez indiqué comme conversion au niveau de l’ensemble de publicités. Ajoutons aussi que cela nécessite donc une campagne de conversion (par opposition à une campagne de trafic, portée, ou autres…).

Votre phase d’apprentissage se fait sur une fenêtre d’une semaine.

Autre élément de la règle liée à la phase d’apprentissage : le temps. Pour que le Pixel Facebook apprendre correctement, la temporalité est aussi une problématique.

Si vous avez vos 50 conversions sur une semaine et demie, deux semaines, ou un mois, ce n’est pas bon.

Nous verrons plus loin les conséquences de cette contrainte et comment la prendre en compte.

Votre phase d’apprentissage se fait au niveau d’un ensemble de publicité

Il est aussi important de souligner cette troisième contrainte. Ce n’est pas parce que l’un de vos ensembles de publicités est sorti de la phase d’apprentissage que vous pouvez soudainement commencer à tripoter tous les autres.
Laissez-les autres tranquilles, et concentrez-vous sur l’ensemble qui est prêt.

Facebook vous avertira quand ce sera bon pour les autres.

III – 3 secrets pour optimiser la phase d’apprentissage de son ensemble de publicités Facebook et scaler plus rapidement ?

Maintenant que l’on sait exactement ce qu’est la phase d’apprentissage, quelles sont les actions que nous devons entreprendre ?


Première action : inaction !

Nous autres êtres humains, nous pouvons être très fainéants. Nous bouger les fesses peut ête incroyablement compliqué parfois.

Paradoxalement, il y a des choses qui sont incroyablement dures à ne pas faire (allumer une cigarettes, tuer un sachet de M&Ms, etc…)

De même, ne pas toucher à ses publicités pendant une semaine est une véritable torture. On voit les résultats divaguer. Un jour ils sont géniaux, l’autre, horribles.

Mais C’EST NORMAL : on le sait maintenant.  On sait que l’algorithme apprend par L’ERREUR !

Ainsi, nous restons parfaitement immobiles…

(Enfin, jusqu’à être sortis de la phase d’apprentissage, là, on se fait plaisir).

Alors budget ? Pas toucher.

Enchères et coûts cibles ? Pas toucher.

Visuels ? Pas toucher.

Calendrier ? Pas toucher.

Etc…

Si vous touchez, le processus d’apprentissage repart de 0, et il faut ENCORE ATTENDRE UNE SEMAINE, EN DÉPENSANT VOTRE ARGENT.

Alors, pas toucher !


Si vous ne pouvez pas vendre 50 slips par semaine…

Je me rappelle que vous me disiez ne pas pouvoir faire 50 ventes par semaine.

Laissez-moi vous rappeler qu’une conversion n’est pas forcément égale à une vente, ce peut être un lead par exemple.

Quoiqu’il en soit, si vous ne pouvez pas générer votre objectif final 50 fois par semaine, par ensemble de publicités, travaillez à l’envers.

Ce que j’entends par là, c’est que nous passer en revue les étapes de notre tunnel de vente Facebook Ads.

Vous ne pouvez pas faire 50 ventes ? D’accord, alors indiquez l’étape précédente comme objectif. Par exemple, l’évènement « Initiate Checkout » (paiement inité).

Pas possible ? Alors ayez l’évènement « Add to Cart » (ajout au panier) comme objectif.

Ainsi de suite…

Et si personne ne veut ne serait-ce que voir votre landing page ?

Essayez d’élargir votre audience si vous étiez sur de petits volumes (lookalike ou liste d’emails…). Essayez de la restreindre si vous visiez des audiences trop larges !


Comment économiser de l’argent pendant la phase d’apprentissage de Facebook ?

Enfin, notons qu’il y a deux choses principales à faire en amont pour économiser votre argent et éviter que l’algorithme ne veuille jamais quitter le nid.

Minimisez le nombre d’ensembles de publicités sous votre campagne.

Imaginons que vous ayez 500€ de budget, et qu’il vous faille 50€ pour qu’un ensemble de publicités sorte de sa phase d’apprentissage.

Avec 10 ensemble de publicités, au bout d’une semaine, vous aurez réussi à sortir de la phase d’apprentissage. Super ! Vous allez pouvoir scaler et augmenter votre budget ! Enfin attendez… Ah non en fait. Vous n’avez plus de sous.

Avec 1 ensemble de publicité, vous sortez de la phase d’apprentissage au bout d’une semaine, et il vous reste 450€ de budget pour scaler, et augmenter votre budget profitablement.

La der des ders…

Enfin, façon de parler. Vous vous souvenez qu’il est interdit de toucher à ses ensembles durant leur phase d’apprentissage ?

Et bien, si vous étiez en train d’essayer d’arrêter de fumer, je suis en train de vous dire de poncer le paquet.

Créez au moins 3 publicités différentes. Soyez créatifs en tester trois visuels complètement différents les uns des autres.

Testez un visuel appuyant sur les points de friction de votre persona, un autre mettant les bénéfices de votre produit en avant, etc…

Faites la même chose avec vos titres, et votre texte.

Préparez 3 combinaisons puissantes et drastiquement différentes de publicités en amont.

Et quand on lance on … ? Laisse tourner. Exactement.

IV – Conclusion sur la phase d’apprentissage du Pixel Facebook.

J’espère avoir été clair. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à laisser un commentaire en soulignant les zones d’ombre !

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’algorithme de Facebook a besoin de données pour optimiser les publicités. Il a besoin de 50 conversions, par semaine et par ensemble de publicités.

Ce qui lui permet ensuite d’identifier votre clientèle cible avec un maximum de précision, avec le CPA le plus bas.

Et vous ? Combien de slips avez-vous vendu cette semaine ?

Votre fidèle webmarketeur,

Joshua

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